Le 35 km de l’Ecotrail Paris est une course à part. Ce n’est plus une distance de découverte, mais ce n’est pas encore un ultra. C’est un format « bâtard », exigeant, qui teste votre capacité à gérer un effort long sur un terrain qui ne laisse aucun répit. Comme le montre le parcours de l’édition 2026, c’est un concentré de trail francilien : 100% forêt, un profil en « dents de scie » incessant et des changements de rythme constants. Pour réussir ce défi, il faut plus qu’une bonne endurance : il faut de la force, de la technique et une stratégie de course intelligente. Ce guide complet est votre plan de bataille.
Le parcours à la loupe : un trail technique
Analyser le parcours est la première étape pour ne pas subir. Ce 35km est une véritable guerre d’usure.
Les chiffres clés
- Distance exacte : Environ 35 km.
- Dénivelé positif (D+) : Environ 700-800 mètres. Un ratio D+/distance élevé qui confirme le profil exigeant.
- Barrières horaires : Elles sont calculées pour être accessibles, mais demandent de ne pas trop flâner. Consultez toujours le site officiel.
Analyse stratégique du parcours
Le profil est une succession quasi-ininterrompue de montées et de descentes à travers les forêts de Saint-Cloud, Chaville, Viroflay, Vélizy et Meudon. Il n’y a pas de longue ascension unique, mais des dizaines de « coups de cul » qui usent les organismes. La clé est la gestion. Chaque montée doit être abordée avec humilité (en marchant si nécessaire) et chaque descente avec concentration pour ne pas y laisser trop d’énergie. Les sections les plus piégeuses sont souvent les enchaînements de bosses courtes et raides qui cassent le rythme et brûlent les quadriceps.

Le plan d’entraînement : intégrer du spécifique
Pour un tel parcours, une préparation sur 10 à 12 semaines est recommandée. La base parfaite pour cette préparation est notre plan d’entraînement trail de 3 séances par semaine, qui structure votre semaine de manière efficace.
La séance clé : le « Fartlek » en nature
Pour vous préparer aux changements de rythme incessants, la séance de qualité la plus efficace n’est pas sur une piste, mais en forêt. Remplacez votre séance de côtes classique par un « Fartlek » une semaine sur deux.
Exemple de séance :
- Échauffement de 20 minutes.
- Trouvez une boucle vallonnée de 5-10 minutes.
- Pendant 20 à 30 minutes, courez en continu sur cette boucle en « jouant » avec le terrain : accélérez franchement dans toutes les petites montées, relancez en sortie de virage, et récupérez en trottinant dans les descentes et sur le plat.
- Retour au calme de 10 minutes.
Cet exercice apprend à votre corps à gérer les variations d’effort et à devenir plus « punchy ».
La checklist de l’équipement : léger mais prêt à tout
Sur 35 km, on part pour 3 à 6 heures d’effort. L’équipement doit être minimaliste mais fiable.
Le matériel obligatoire
La liste est définie par l’organisation et peut inclure une réserve d’eau d’1L, une réserve alimentaire, un téléphone, une couverture de survie, etc. La source d’information la plus fiable est et restera toujours le site officiel de l’Ecotrail Paris.
L’équipement recommandé (votre maillage interne)
Voici l’équipement qui fera la différence le jour J :
- Une veste de trail coupe-vent : En mars, le temps est imprévisible. Un coup de vent sur une crête peut vous glacer. Une veste coupe-vent ultra-légère est votre meilleure assurance-vie.
- Des bâtons de trail : Pour beaucoup de coureurs sur cette distance, les bâtons de trail sont un atout majeur pour économiser les cuisses. Si vous les prenez, entraînez-vous avec !
- Un sac d’hydratation de 5-8L : C’est le volume parfait. Il permet d’emporter le matériel obligatoire et votre nutrition sans ballottement. Notre guide de sélection de sac vous aidera.
- Des chaussures et chaussettes adaptées : Pour le terrain potentiellement boueux, une bonne accroche est cruciale. Ne négligez pas la qualité de vos chaussures et de vos chaussettes.

Conclusion : 3 conseils pour le jour J
Pour réussir votre Ecotrail Paris 35km, retenez ces trois principes clés :
- Gestion : Ne partez pas trop vite. C’est une course d’usure, pas un sprint.
- Nutrition : Mangez et buvez avant d’avoir faim ou soif. La défaillance sur cette distance est presque toujours nutritionnelle.
- Patience : Acceptez les moments difficiles. Marchez, respirez, et repartez.
Ce trail est un magnifique défi qui vous demandera le meilleur de vous-même. Une bonne préparation est la clé pour en profiter pleinement.
Foire aux questions (FAQ)
Quel temps de course puis-je viser sur ce 35 km ?
Il est très difficile de se baser sur ses chronos sur route. Une méthode simple est de prendre votre temps sur semi-marathon, de le multiplier par deux, et d’ajouter 30% à 50% en fonction de votre aisance en trail. Si vous valez 2h au semi, vous pouvez viser entre 4h (x2) + 1h12 (30%) = 5h12 et 6h. Les meilleurs finiront en moins de 3h.
La gestion de la boue est-elle un facteur important ?
En mars, c’est un facteur crucial. Des sentiers boueux rendent les appuis fuyants, augmentent considérablement la dépense énergétique et sollicitent les muscles stabilisateurs. Il est indispensable de s’entraîner dans des conditions similaires et d’avoir des chaussures avec une excellente accroche.
Comment s’habiller pour une course qui peut durer plus de 5 heures ?
Le système 3 couches est roi : T-shirt technique, manchettes et/ou une micro-polaire, et une veste imperméable ou coupe-vent dans le sac. Un bonnet ou un bandeau et des gants légers sont aussi des indispensables, même s’il fait bon au départ, car la météo peut changer et votre corps se refroidit lors des arrêts.
Est-ce une bonne première expérience de trail ?
C’est un défi ambitieux pour une toute première expérience. Il est fortement conseillé d’avoir déjà participé à des trails plus courts (15-25 km) pour se familiariser avec la gestion de l’effort, la nutrition et le terrain avant de s’attaquer à ce format exigeant.








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